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Notre ville en mouvement

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Interview de M. Jean-Jacques BRIDEY, maire de Fresnes, député du Val-de-Marne

Quel regard portez-vous sur ces quinze années passées à la tête de la ville?
Lorsque j’ai été élu par les Fresnois en 2001, mon programme répondait à un souhait profond de renouvellement. Aujourd’hui, nous avons réussi à donner une nouvelle dynamique à la ville, et ça se sent. Fresnes n’est pas perçue de la même manière qu’il y a une dizaine d’années par les pouvoirs publics, les villes voisines, les acteurs économiques, les investisseurs… Les Fresnois ne s’en rendent pas forcément compte, mais beaucoup de choses ont changé. 120 millions d’euros ont été investis en quinze ans, en désendettant la ville et sans augmentation d’impôts ces dernières années. Et nous maintenons le cap. Au lendemain de ma réélection, l’idée du projet Fresnes 2030 est née. Avec la volonté de mieux expliquer mon programme, de le partager davantage avec les Fresnois… Ce Panorama hors-série est là pour leur dire : nous pouvons être fiers de ce qui a été fait ensemble depuis quinze ans. Aujourd’hui, nous sommes en capacité de faire encore mieux les quinze prochaines années.

De quoi êtes-vous le plus fier ?
Nous avons beaucoup travaillé sur la jeunesse, l’éducation, la petite enfance, avec de nombreux  équipements reconstruits et modernisés. C’est une vraie fierté et cela reste une priorité pour la municipalité. Je pense aussi au succès des TAP. Depuis que les études sont gratuites, le nombre d’enfants accueillis a doublé, au bénéfice des plus défavorisés. J’ai bien sûr d’autres fiertés, comme la reconstruction du centre de santé, très utilisé aujourd’hui, les deux nouvelles résidences pour personnes âgées ou encore l’ouverture du foyer pour jeunes handicapés Jacques-Josquin, longtemps promis par mes prédécesseurs. Il a fallu beaucoup d’énergie pour faire tout ça. Quand je repense par exemple à la reconstruction des Frères-Lumière, je me dis que c’était audacieux, mais il fallait le faire. Et je le referais aujourd’hui.

On vous qualifie souvent de « maire bâtisseur ». Qu’en pensez-vous ?
Je n’ai pas l’impression que lorsqu’on construit des écoles, des crèches, de l’habitat, des services publics…, les gens soient mécontents. Un maire qui n’est pas bâtisseur, ce n’est pas un maire. En tout cas, il ne fait pas vivre sa ville. Une ville est un organisme vivant, elle doit se développer sans pour autant trahir son équilibre. Nous avons modernisé la ville, sans détruire de pavillons pour construire des immeubles, en ouvrant et requalifiant de nombreux espaces verts. Nous avons également modernisé l’habitat dans nos quartiers afin de permettre au plus grand nombre de vivre dignement chez soi.

Quelle est aujourd’hui votre ambition pour Fresnes ?
À travers le projet Fresnes 2030, mon ambition est de poursuivre la mutation de la ville. Tous les matins depuis quinze ans, je regarde le plan de Fresnes à l’entrée de mon bureau. C’est ainsi qu’est née l’idée d’engager une réflexion sur cinq périmètres stratégiques. Cinq périmètres qui aujourd’hui fonctionnent mal, avec des problèmes de positionnement des équipements, de qualification des espaces... et pour lesquels nous devons trouver des solutions. Mais Fresnes 2030 n’est pas qu’un projet urbain : nous devons aussi faire mieux vivre la ville. C’est l’ambition que j’ai donnée aux conseils de quartier, en engageant avec eux plusieurs réflexions. D’abord, comment lutter contre tout ce qui pollue le quotidien des Fresnois (stationnement, bruit, circulation…). Ensuite, comment améliorer la gestion des espaces publics et des espaces verts, mieux les partager, mieux les respecter ? Enfin, comment animer la ville, rassembler les gens et décrisper les tensions ? En somme, notre ville doit continuer à s’adapter et se moderniser, tout en gardant ses fondamentaux. Fresnes est une petite ville dotée d’un tissu associatif dense et dynamique, dans laquelle les gens se connaissent, où ceux qui s’intéressent à la ville travaillent de concert… L’un des grands enjeux de Fresnes 2030 est de développer ce vivre-ensemble.
Comment Fresnes doit aujourd’hui se positionner dans la Métropole du Grand Paris ?
Nous devons développer notre attractivité et entrer, par le projet, dans la Métropole du Grand Paris. Nos atouts sont indéniables, à commencer par notre positionnement, à la croisée des autoroutes, à proximité de Paris et du plus grand bassin d’emplois de la région parisienne après La Défense. Par ailleurs, nous sommes extrêmement bien équipés en services publics, culturels, sportifs et éducatifs. Ici, les enfants peuvent faire toute leur scolarité, de la maternelle au lycée. C’est un vrai atout pour les familles et les entreprises. Nous devons en revanche travailler, et c’est l’un des objectifs du PLU, sur notre attractivité économique. Le long de l’autoroute, à la Cerisaie, nous avons transformé certains entrepôts en lieux d’habitation, nous avons créé une zone commerciale. Mais il reste toute la zone Nord, au-delà de l’A186, où à terme, on peut imaginer autre chose que des entrepôts.

Comment se déroule la concertation autour de « Fresnes 2030 » ?
Cette concertation est bien sûr beaucoup plus vaste et ambitieuse que les précédentes. Mon souhait est que les Fresnois réfléchissent ensemble, discutent entre eux, expriment leurs idées... C’est aussi pour cette raison que je ne suis pas systématiquement présent à toutes les réunions, pour que cette parole soit totalement libre. Cela ne m’empêche pas, en parallèle, d’échanger quotidiennement avec les habitants, les associations, les commerçants... Je pense qu’une vraie dynamique est engagée. Mon seul regret est la faible participation des jeunes. J’aimerais les voir plus présents, car c’est la ville de demain qui se décide. C’est d’abord pour eux qu’on fait ça.

Quel message souhaitez-vous faire passer aux Fresnois ?
Je tiens d’abord à les rassurer sur mon engagement à leurs côtés. Je suis à Fresnes tous les jours et ma vocation première reste inchangée : faire progresser ma ville. Nous sommes aujourd’hui à un point d’étape, nous avons fait beaucoup et il reste beaucoup à faire. Dans la période de mutation, d’expansion, d’ouverture que nous vivons, Fresnes ne doit pas avoir peur de son avenir. Nous devons être confiants et avancer ensemble.