Les ateliers

Réunion thématique - Habitat

Lundi 21 mars à la Grange Dîmière s’est tenue réunion thématique consacrée au thème de l’habitat.
Lors de cet atelier animé par Cécilia Vala, adjointe déléguée en charge du logement, de l’habitat et du cadre de vie – et en présence d’un grand témoin, Philippe Druon, urbaniste du cabinet AimeTaVille la thématique de l’Habitat a été abordée par la vingtaine de participants.

Cécilia Vala a d’emblée rappelé les enjeux spécifiques de Fresnes 2030 en la matière : logement en accession et locatif pour répondre aux besoins des Fresnois, développement de la mixité sociale, fonctionnelle et urbaine (c’est-à-dire construire, équiper, animer et faire vivre les quartiers) et permettre aux jeunes et aux familles de rester ou de s’installer à Fresnes. L’élue a également fait le rappel de quelques chiffres : entre 1975 et 2012, la population fresnoise a baissé de 8% et la ville comptait 10 237 logements en 2013 (contre 9 813 en 1999), dont 29% dédiés au locatif social, 19% au locatif privé et 52% aux propriétaires occupants.

L’intervenant du soir, l’urbaniste Philippe Druon a planté le décor : « il faut regarder la ville comme du bâti mais aussi comme du creux ». Visuels et citations à l’appui, il a retracé l’évolution de notre mode d’habitat au fil des siècles, de l’époque agraire à la nôtre, numérique. L’intervenant d’évoquer aussi l’étalement urbain, l’augmentation du coût de l’énergie, l’évolution de la société où chacun vit plus longtemps et dont les modes de vie changent constamment : l’air du temps est en effet à la décohabitation, aux habitats partagés et autres co-working.
Pléthore de sujets qui ont capté l’assistance.
Le maître de cérémonie Michel Lévy a ouvert le débat : « à votre avis, comment changer progressivement les choses ? Quelles évolutions souhaitez-vous pour 2030 ? ». Ce à quoi les participants ont répondu : « il nous faut optimiser l’existant. Peut-être imaginer des locaux collectifs pour mettre de la vie là où il y en a peu » ou « ça coûte cher de bâtir dans une période difficile économiquement (…) ; les Trente Glorieuses sont loin ! » ou encore : « Un appart vide ne doit pas le rester ».
Pour Philippe Druon, une ville se doit de « respecter la règle des trois m : mixé (socialement et sur le plan générationnel), muté et mutualisé. (…)Faisons de la ville un chantier permanent ».

Au travers des différents échanges, le leitmotiv de la soirée était bel et bien de construire ensemble une ville ouverte et équilibrée pour demain : où le patrimoine préservé cohabite avec le neuf, où l’on évite de casser pour préférer réutiliser les lieux, où la nature retrouve sa place grâce, par exemple, aux jardins partagés. L’idée de mettre en place des vélos électriques en libre-service et de renforcer la sécurité des pistes cyclables a elle aussi été mise sur le tapis. « Ce soir on jette des idées comme on jette des graines pour faire des prairies fleuries », s’est exclamée une participante. Et c’est comme ça qu’on avance.